Tout commence en 1933, dans une ville où le sport est déjà un formidable vecteur de lien social. Le CPB voit le jour sous l’impulsion de Ray Lucas, Paul Guillemin et Georges Jantet. À ses débuts, le club vibre au rythme des coups portés sur le ring : la boxe est alors l’unique discipline, et déjà une passion fédératrice.
Dès 1936, le club se structure avec la création de son premier comité directeur, présidé par Charles Moreau. Les soirées de boxe organisées au Kursaal marquent les esprits : le public est au rendez-vous, les victoires s’enchaînent, et le CPB gagne en notoriété. C’est lors de ces événements que Ray Lucas repère Robert Moser, passionné et visionnaire, qui deviendra rapidement une figure incontournable du club.
Un tournant majeur survient en 1942, lorsque Robert Moser découvre une salle idéale au 52 rue Bersot. À partir de là, le CPB entre dans une phase d’ascension fulgurante, porté par un engouement populaire croissant. Dans le même élan, le club s’ouvre à une nouvelle discipline : la lutte. Sous la direction de Georges Lévis, surnommé « Geo la Main Blanche », la section se développe rapidement En proposant de la lutte mais également du catch. La section s’impose jusqu’à devenir championne de Bourgogne–Franche-Comté.
À partir de 1944, le CPB connaît une effervescence exceptionnelle. René Mouillard prend les rênes et transforme en profondeur le fonctionnement du club. Président de 1945 à 1967, il insuffle une dynamique durable et pose les bases d’un club structuré, ambitieux et tourné vers l’avenir.
En 1962, le CPB traverse une période délicate en se retrouvant sans entraîneur. Claude Cupillard relève alors le défi : formé à l’INSEP, il prend le relais aux côtés de Claude Chevroulet. S’ouvre alors une nouvelle page, marquée par la montée en puissance sportive du club. Dans les années 80, le CPB change de dimension avec la création d’un poste d’éducateur sportif, confié à Joël Bozonet, et une structuration administrative solide, portée notamment par l’engagement précieux de Carmen Grandvalet et Géraldine Mougeot.
Sous l’ère Claude Cupillard, le CPB vit des moments historiques, dont l’un des plus marquants reste la médaille d’argent de Ghani Yalouz aux Jeux Olympiques de Atlanta en 1996, symbole de l’excellence du travail mené au club. De nouvelles activités voient le jour, comme le fitness et la musculation, encadré par Gérard Gleize, permettant d’accueillir un public toujours plus large.
En 2000, Claude Cupillard passe le relais à Christophe Desforet. Le CPB s’engage alors pleinement dans une dynamique de professionnalisation. Une équipe professionnelle se structure, une section sportive est créée au collège Notre-Dame, et un Pôle France de lutte gréco-romaine, situé au pôle des Montboucons, s’appuie sur le CPB pour renforcer les entraînements. En 2012, Didier Païs se qualifie pour les Jeux Olympiques de Londres, malheureusement freiné par une blessure.
En 2010, Max Tudezca reprend le flambeau avec une ambition claire : viser l’excellence sportive. Le résultat est exceptionnel. Le CPB devient champion de France par équipes en 1re division trois années consécutives (2014, 2015, 2016) — un exploit inédit. En 2016, Mehdi Messaoudi représente fièrement le CPB aux Jeux Olympiques de Rio, sous les couleurs du Maroc. Le club continue également d’innover en s’ouvrant à de nouvelles pratiques comme le grappling et le MMA.
Depuis 2024, une nouvelle page s’écrit avec l’arrivée de Maïté Piva Davidovi à la présidence. Une présidence féminisée, résolument tournée vers l’avenir, qui réaffirme avec force la dimension sociale, éducative et inclusive du CPB, fidèle à l’ADN du club depuis plus de 90 ans.
Au fil des décennies, le CPB ne s’est pas seulement illustré par ses résultats sportifs. Il s’est aussi imposé comme un organisateur reconnu de grands événements, capable de faire rayonner la lutte bien au-delà des murs de sa salle.
Championnats de France, Opens nationaux, tournois Ranking… le club a régulièrement transformé Besançon en capitale de la lutte française, accueillant les meilleurs athlètes et mobilisant bénévoles, partenaires et supporters autour d’organisations exigeantes et ambitieuses.
Mais le CPB a également su franchir les frontières. En 1992, il participe à l’organisation de la Coupe du Monde, puis en 1995, accueille le prestigieux Championnat d’Europe. Deux rendez-vous internationaux majeurs qui témoignent de la confiance accordée au club et de sa capacité à porter des événements d’envergure.
Organiser, c’est aussi transmettre. Chaque compétition est l’occasion de rassembler, d’inspirer les jeunes générations et de démontrer que le CPB est à la fois un club formateur, performant… et structurant pour tout un territoire.